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Arnaud entretient des systèmes sur aéronef

Arnaud, 51 ans, est technicien avionique B2 et responsable d’entretien de l’atelier avionique PART 145 SEAM. Il raconte son parcours qui l’a mené à l’aviation générale.

Arnaud construit son orientation en fonction des opportunités qui s’offrent à lui. Son lycée met en avant le bac technologique en génie électronique, notamment parce qu’une zone d’activité dédiée à la microélectronique se développe dans la région. Il s’y inscrit et enchaîne par un BTS Électronique [ces diplômes ont depuis été remplacés]. Arnaud a des retours d’anciens élèves devenus salariés et les postes qu’ils occupent ne le tentent pas. Habitant la région PACA, il a connaissance d’entreprises qui recrutent dans le secteur aéronautique qui lui semble plus intéressant. Il se réoriente donc en IUT pour faire une licence Aéronautique, transmission et traitement du signal.

Durant son stage de 3 mois, il est sélectionné par SEAM, un atelier radio implanté à Montpellier, qui ouvre une antenne à Aix-Les-Milles. Arnaud a pour principale mission d’aménager le nouvel atelier et effectue quelques interventions sur avion léger, en binôme avec son directeur. Diplômé en 1996, Arnaud continue jusqu’en septembre chez SEAM, en CDD, pour finir l’installation. Ensuite, il va effectuer plusieurs petits boulots à droite et à gauche, jusqu’à être rappelé par l’entreprise, en mars 1997, pour ouvrir un nouvel atelier avionique, à Cannes cette fois, adossé à un atelier mécanique pour proposer de la maintenance complète d’avions.

De l’électronique à la maintenance des systèmes sur aéronef

En effet, SEAM est un atelier avionique, spécialisé dans les équipements de communication et de radionavigation des aéronefs : VHF, transpondeurs, systèmes VOR/ILS, radars, pilotes automatiques, etc. Arnaud apprend le métier de technicien avionique auprès de son directeur, mais il est complètement autonome. Il intervient sur aéronef, essentiellement pour installer et entretenir leurs instruments et systèmes de bord.

Cette évolution le dirige vers une activité aéronef B2, donc mécanicien aéronautique spécialisé dans les systèmes électriques et l’avionique. « J’interviens, par exemple, en cas de demande d’amélioration des systèmes, appelé aussi rétrofit, ou de la maintenance et du dépannage : problème de connectique, de faisceau, d’antenne, d’alimentation électrique… »
Fin 1997, Arnaud revient à Aix pour aider au développement de l’activité. De deux personnes, ils passeront à trois techniciens B2 pour les interventions sur aéronef et trois techniciens électroniques au niveau du labo radio. Lui-même devient responsable d’entretien en 2020. « Notre plus grosse activité sur l’aéronef, c’est le rétrofit pour l’installation d’équipements de nouvelle génération, dits numériques, en remplacement d’instruments analogiques. Ces chantiers peuvent durer jusqu’à trois mois. Je les supervise, ainsi que toute opération de maintenance. En tant que responsable, je dois m’assurer que tous les moyens sont présents au sein de l’organisme afin de travailler en conformité par rapport aux exigences des réglementations. »

Arnaud fait aussi l’interface avec les clients pour faire les devis de réparation, de nouvelles installations, pour établir la faisabilité du cahier des charges de leurs cahiers des charges, il vérifie la disponibilité des équipements, etc. « Il y a aussi toute une partie administrative. Au fil des ans, nous avons déposé un certain nombre de dossiers de modification auprès de l’EASA, ce qui permettait ensuite de procéder aux travaux. Aujourd’hui, les marques d’avionique certifient elles-mêmes leurs équipements auprès des autorités, au moyen de certificats de type supplémentaires, pour qu’ils puissent être montés dans un certain nombre d’aéronefs qui sont listés. Nous nous appuyons sur leurs manuels pour l’installation, mais il nous appartient d’étayer ces STC afin de valider la capacité d’intégrer l’équipement dans ledit aéronef. Aucune opération ne se ressemble. En cas de remplacement d’une VHF par une autre VHF, par exemple, nous pouvons être amenés à tout changer : les rames de fixation, les connecteurs… Il faut être manuel pour faire ce métier ! »

Je m’intéresse à l’électronique, quel bac choisir ?

L’ancien baccalauréat technologique en génie électronique (F2) a été remplacé par le bac STI, puis la filière a évolué vers le STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) qui couvre un champ plus large. Les programmes ont changé, mais l’enseignement spécifique Systèmes d’information et numérique (SIN) se rapproche le plus de cet ancien diplôme, pour ses aspects électronique, systèmes et traitement de l’information.

Notons également l’existence du bac pro CIEL (Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) qui remplace quant à lui le bac pro SN (Systèmes numériques).

Le bac général peut être envisager si l’on préfère une formation plus théorique et si l’on vise des études longues, spécialités mathématiques et physique-chimie, voire sciences de l’ingénieur ou numérique et sciences informatiques.

Quel diplôme remplace le BTS Électronique ?

Le BTS Électronique est également un ancien diplôme, remplacé par le BTS Systèmes électroniques, puis le BTS Systèmes numériques. Aujourd’hui, le diplôme le plus proche est le BTS CIEL (Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique), option Électronique et réseaux.

Une alternative au BTS peut être le BUT GEII (Génie électrique et informatique industrielle).

Comment devenir mécanicien avionique ?

La licence Part-66 B2 est le titre aéronautique officiel qui autorise un technicien à certifier les travaux sur les équipements électriques, les instruments de bord, les radars et les systèmes de communication des aéronefs. L’un des cursus pour faire le métier de mécanicien avionique est de faire un bac pro Aéronautique, option avionique, qui sera suivi d’un certificat de spécialisation Avionique, effectué, lui, sur 1 an. Il faudra ensuite valider une expérience pratique de deux à trois ans pour obtenir le pouvoir de signature, soit la délivrance de l’APRS (approbation pour remise en service), et enfin détenir sa licence Part-66 B2.

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Ce portrait est extrait du magazine Aviation et Pilote, premier mensuel indépendant français d’information sur l’aviation générale, qui traite également de l’aviation commerciale et de l’aviation d’affaires à travers ses rubriques: 12 numéros par an + 1 hors-série dédié aux formations et métiers de l’aérien. Aviation et Pilote est aussi organisateur du Salon des formations et métiers aéronautiques.

Vous aussi, parlez de votre métier !

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