Frédéric, agent AFIS

 Frédéric, agent AFIS

Aerodrome Flight Information Service.

Frédéric Gergaud, 46 ans, est agent AFIS polyvalent sur l’aéroport de Dijon-Bourgogne qui est géré par EDEIS.

Avec une partie de sa famille localisée aux États-Unis, Frédéric a toujours pris l’avion. La passion était là, mais en arrière-plan. Il fait ses études de l’autre côté de l’Atlantique, y travaille dans un premier temps et, suite à l’embauche de sa femme chez Air France, il se dit : pourquoi pas l’aérien ? En 2000, il postule donc chez American Airlines sur l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. À l’époque, on laisse sa chance à tout le monde à condition d’être motivé. Il partira même aux USA, au hub de Dallas, pour s’imprégner de la culture de la compagnie. On le forme d’abord à l’enregistrement et l’embarquement des passagers, puis, au bout de trois mois, on lui demande s’il est intéressé pour partir à Helsinki se former comme chef avion dans le cadre d’un partenariat avec Finnair. Il va exercer durant cinq ans ce métier avec American Airlines avant d’être embauché chez Swissport, une société de handling, sur le même poste jusqu’en 2011.

De CDG à Dijon

Frédéric travaille au pied de l’avion. Il rassemble les données techniques d’escale ou de vol et met en place la répartition du chargement de l’appareil. Il prévoit les interventions des équipes de piste, il synchronise et surveille les opérations d’escale, etc. Tout est fait pour que l’avion décolle à l’heure. Il aura aussi l’occasion de former les nouveaux arrivants. Frédéric a pu assister à des moments exaltants comme le premier posé de l’A380 de Singapore Airlines et le dernier vol du Concorde sur la plateforme. En 2011, Frédéric s’éloigne de la région parisienne.

Pour son futur poste, il recherche quelque chose de plus polyvalent. C’est comme cela qu’il découvre le métier d’agent AFIS et le terrain de Dijon-Bourgogne, alors la base aérienne 102 de l’armée de l’Air (jusqu’en 2016). Aujourd’hui géré par EDEIS, cet aéroport accueille un trafic d’aviation d’affaires, d’aviation générale, des vols sanitaires…, et si les militaires n’y sont plus basés, ils ne sont jamais loin avec des vols d’entraînement programmés ou des passages au-dessus des installations. À l’époque, Frédéric est du reste formé par d’anciens contrôleurs de la BA 102.

La formation se divise elle-même en deux phases. Une partie théorique initiale qui donne les bases : l’aérodrome, les règles de l’air, les services de la circulation aérienne, les communications, la météorologie, etc., suivie d’une partie locale, théorique et pratique, spécifique à Dijon : ses équipements, ses procédures, etc., avec, à chaque fois, une évaluation. Son expérience précédente sur CDG l’a aidé, mais, pour Frédéric, ce métier est accessible à tout le monde dès lors que l’on se montre un peu passionné, car « l’on évolue dans un milieu de passionnés », et que l’on acquiert la représentation spatiale « pour arriver plus facilement à identifier les situations potentiellement conflictuelles ». En effet, l’agent AFIS, situé dans la vigie, est responsable d’un espace appelé circuit d’aérodrome. Il fournit aux usagers un service d’information des vols : il communique le trafic connu sur la fréquence, et un service d’alerte.

Agent AFIS, un métier d’échanges

Il s’agit de sa principale mission, mais pas la seule, avec un aspect opérationnel bien présent puisqu’il doit s’assurer que les moyens humains et matériels sont effectivement disponibles pour pouvoir traiter les demandes de vol qui sont toutes acceptées, mais aussi administratif et réglementaire : l’agent AFIS rend notamment compte des événements sécurité à l’aviation civile. Frédéric peut aussi bien se retrouver sur un tracteur à tondre les bords de piste que préparer un meeting aérien ou discuter avec les services de sécurité de personnalités pour organiser leur venue dans la région. Ainsi, pour son dernier voyage officiel en France avant de quitter le pouvoir, la chancelière allemande Angela Merkel s’est posée à Dijon. Encore un souvenir mémorable.

Ils sont trois agents AFIS sur la plateforme qui est ouverte sept jours sur sept, de 9h00 à 18h00, avec des astreintes de nuit : « Nous assurons une mission de service public grâce aux vols sanitaires. Du reste, l’aéroport est resté opérationnel lors des périodes de confinement. » De temps à autre, c’est l’équipage d’un jet qu’ils accueillent, le dernier en date : un Hong Kong-Dijon arrivé à 3h00 du matin… Frédéric apprécie également l’aspect humain de son métier. « Je gagne en expérience chaque jour. »

À propos d’EDEIS : Acteur majeur dans l’ingénierie et la gestion d’infrastructures (18 aéroports, 3 ports, 2 trains touristiques, 3 monuments historiques), EDEIS, grâce à sa vision innovante et durable, accompagne les territoires dans leur développement et leur rayonnement. Le groupe emploie 900 collaborateurs répartis entre l’ingénierie des infrastructures (13 agences) et les concessions (21 sites).

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